Ibothérapie dans la Refonte de la Société Haïtienne : Léonard P Joseph Raconte

DIPLOMATIE INTERNATIONALE & SOCIÉTÉ par Dan Albertini

  • Ibothérapie dans la Refonte de la Société Haïtienne : Léonard P Joseph Raconte
  • Entre (). Quand la Jamaïque traversait Manley-Seaga, la tâche paraissait ardue. Fermons ().

Devrais-je me sentir désolé d’entamer par ici une inversion catholique pour ce qui est de la nature essentielle de l’Haïtien ou, de remplacer la thérapie de moines franciscains, de saint Jean-Bosco, envoyés dans le jardin de tel monastère austère pour se faire pardonner de, ou pour évacuer sa culpabilité qui le rend fou au point d’homélie terne ? Ougan haïtien de l’ère moderne, c’est-à-dire il ne fait pas dans le misérabilisme de champ de coton en dessous du niveau de la mer du Bénin, ancien Dahomey, pour le coup de fouet colonial. Ibothérapie, apparemment d’origine de peuples Igbo qui connaissent Ogoun dieu guerrier dans sa version Shango maître des éléments, est sa spécialité qui consiste à mettre à table la conscience intime de l’humain avec lui-même pour en faire ressortir l’être profond qui s’y est caché il y a trop longtemps. La mémoire primaire l’ayant oublié en acceptant une déchéance passive. Ce n’est pas un Ougan ordinaire ni extraordinaire, Joseph P Léonard est un grand initié qui vers les rencontres, va lever : tabou, peur, retenue, tare du colonialisme, pour installer le moi.

D’ailleurs, tout le monde en parle en Haïti depuis un certain, même le prophète Makenson qui voit des esprits méchants dans la maison d’une dame, qui lui auraient volé son argent. Le traumatisme du 12 janvier 2010 est encore dans notre peau, et fait des siennes, surtout en politique. Ougan Joseph Pierre Léonard (lumumba) nous en parle à travers «danger», dieu aux mille noms et aux mille pouvoirs qu’il interprète pour la paix.

Définition. Ibothérapie vient de l’Ibo culture dont la pratique répandue en Haïti porte à la danse rituelle pour attirer, pour répandre. Joseph P Léonard l’utilise pour apaiser aussi, mais surtout, il déclenche sans le savoir une refonte profonde de la société haïtienne au pas de l’intrigue avec l’autre religion vendeuse de spectres de paix par la menace de la guerre menée par l’épée par le fusil, au nom de Dieu. Ce n’est pas de l’hypnose, Joseph P Léonard met en contact le consulté avec son plus profond personnage, sans rituel. Sans artifice. Ça nous a pris plus d’une année pour apprendre à le reconnaître utile. Sans assertion et sans homélie, sans l’ignorer pour autant, l’ibothérapie connaît les arts de la guerre mieux que le parcours du combattant en cultivant le côté martial par la culture des arts. Cependant, il décompresse l’être afin de le ramener à sa forme expressive ludique, authentique, dans la convivialité en collectivité.

JPL est allé vers le Bénin pour tendre la main, car il prône la réconciliation de ses peuples éparpillés par le fruit de l’esclavage afin de les re-fédérer pour une grande confédération qui respecte le droit à la migration ainsi que le droit du migré. Ses devoirs inhérents aussi.

Joseph P Léonard est l’ami du prêtre, le camarade de l’imam, l’observateur du rabbin, le frère du moine, le voisin du pasteur, le travailleur de l’État, le penseur de la collectivité. Il est le contact de plusieurs mondes. Il dit avoir vu Danger dans toute sa transmutation.


cet article est publié par l’hebdomadaire Haïti-Observateur édition du 13 novembre 2019 Vol. XXXXIX No.44, et se trouve en P. 12 à : http://s-dd.ca/wp-content/uploads/2019/11/H-O-13-novemb-2019.pdf