Collider [Apocalypse Revolution] par Dan Albertini

SUR LA ROUTE DU CINÉMA par Dan Albertini

  • Collider [Apocalypse Revolution]

Une coproduction Ireland-Portugal de Bernado/Campbell/McDonnell d’après l’histoire de Nuno Bernardo, mettant en vedette : Iain Robertson, Bella Heesom, Marco Costa, Jamie Maclachlan, Lucy Cudden, Teresa Tavares. 

COLLIDER – J’ai publié Big bang en péril à St Génis Pouily (H-O 14/12/2011) sur la route du cinéma, qui traitait du grand collisionneur hadron au CERN. Je ne savais alors que cette coproduction de Collider sortirait en 2013 d’abord au Portugal, ensuite en 2014 en Irlande. J’ai parfois traité de notre sponte editus en disant que ne nous sommes pas apocalyptique, mais épilog-iste. On aime tellement la fin avant le début qu’on se la produit au détriment de. Fin de la scène bien entendu, car nous en avons plusieurs, non pas de fin du monde, le zombi se relève post mortem, en Haïti. On n’est pas le seul notoire, la scène Collider définit mais avec le trou noir. J’y ai cru au petit globe, question que j’ai posée à l’ingénieur Sylvain Weisz, le scientifique responsable de l’opération du LHC, en l’occurrence. Collider est par contre plus menteur, car la boucle en collision n’est pas ce que j’y ai vu en visitant. Cinéma. En fait je me remets sur la route du cinéma, car je sens arriver le temps d’avoir une compagne d’affinité, car cela fait un bail que je vis comme un moine désobéissant. La femme m’éclaire mieux !

L’école européenne – On a pris tellement de précautions dans ce film avant de lancer la bombe tout en la maitrisant à la dernière seconde pour l’ensevelir dans une immense nappe d’eau sans effet visuel, mais avec une motion de désactivation. L’Europe en danger, c’est Londres qui crie à la bombe et non Berlin-Ouest. Étonnant, on vise le CERN en Suisse tandis que la boucle du LHC trouve sa moitié sous terre à Ferney-Voltaire (zéro absolu), avec postes d’observation secrets. On aurait pu s’y introduire pour désactiver le trou noir produit par un accident. Sinon elle ne serait pas éprouvée dans sa conception tout simplement tandis que l’on veut démontrer la grande maitrise européenne. On a visé Genève, pourquoi ? L’esprit de culpabilité est là, de vengeance aussi. Mais en réalité, la crainte de l’affirmation allemande.

L’école américaine – Depuis quelque temps, le cinéma américain nous prépare à un assaut contre la WH, contre Air Force One, contre le Pentagone. Est-ce là un effet de causalité  du 11 septembre 2001 ? Toute réponse est ici prématurée, car elle risquerait de proposer une fin de l’empire yankee. Qui en voudrait et si l’on nous posait la question, combien auraient maudit le quêteur, car ils n’ont pas encore visité la grande pomme pour y rester. Ils viennent tout juste d’arriver après au moins une lune d’attente, autre catégorie comme le professeur FA Leconte, n’iront tout simplement pas en dehors de l’âme américaine même si elle possède un nœud haïtien.

L’école américaine ose de plus en plus la note de la faiblesse comme celle du défaitisme, même si elle finalise l’ouvrage fastidieux de la défense par un discours du président.

Air Force One tremble dans Air collision de Erin Alden (2002). On n’a pas peur de peser le sur le bouton rouge nucléaire pour la bonne cause. Hiroshima l’était déjà dans le réel, que dire sur grand écran. On a coupé la lune en deux, dans Impact, comme dans Armaguédon (1998) avec Bruce Willis dans un forage extra terrestre, on a bombardé la faille et le feu dans Magnitude 10 5 Apocalypse, on a suggéré une attaque dans White House Down de Roland Emmerich. Bien que la Planète des singes exista bien avant. Objectif : Victoire.

La Russie ne se la permettrait jamais, peut-être Hong Kong avec Jackie Chan.

Merci d’y croire !


cet article est publié par l’hebdomadaire Haïti-Observateur, édition du 7 août 2019 VOL. XXXXIX, no. 31 et se trouve en P.8 à : http://s-dd.ca/wp-content/uploads/2019/08/H-O-7-aout-2019.pdf