Décès par DANGER Un scénario de film inspiré de la culture vodoun…

SUR LA ROUTE DU CINÉMA par Dan Albertini

  • Décès par DANGER
  • d’après le récit d’un ibo thérapeute

Quand l’aiguille longue des minutes indiqua les soixante du coup de l’heure, il était déjà trop tard pour le fils du président. On le trouva allongé sur le bord de la plage, près d’un curieux objet qui sembla être un vase déformé en longueur pour le commissaire. L’enquête ne pouvait aboutir, DANGER l’avait atteint par la poussière d’origine qui remonte du grand Ghana. Le président était inconsolable d’après vye zo qui avait tout vu. Vye zo est son par la vertu de la culture du pays, car il ramassait les os décharnés délaissés sur la plage. DANGER cité dans l’Ibothérapie est pacificateur d’un bout de l’axe, mais guerrier de l’autre, tijo-e en est mort.

Tijo-e était la «promesse de Gascon» d’une idylle. Elle ne dura pas par la faute du syndrome insulaire. Il faut toujours quitter l’île, mais y revenir le soir par défaut. C’est le dicton. Son père revint mais sa mère y resta loin du port de retour. DANGER, le dieu avait pris cela pour une trahison. Elle continuait à nourrir la parèdre de l’étranger étant, mais en fait a noué avec d’autres. Le gage du père allait avoir un coût terrible. D’après la numérologie et les cartes de la vieille femme libanaise. Son mari est un médecin qui s’installa dans le nord du pays pour ses recherches sur la pharmacopée locale. En réalité, il avait adopté l’ile par des générations et la rumeur soutenait qu’il était descendant d’une filiation de marchands de braves. Il possède la carte de déplacement de nombreuses personnalités savantes tel le professeur Zinzindohoue lui-même grand spécialiste du droit ancestral formé en anthropologie, en médecine africaine. C’est ainsi que la grand-mère du Dr Haar Bloas croyait avoir vu clair dans ses cartes. Le bec !

La plage

Tijo-e avait pris l’habitude de rêver seul, le reste de la fratrie était à mi-chemin seulement. Ce jour-là, il devait recevoir un ami particulier pour aller visiter des plantations. Rien ne se passa, et il conclut pour la plage. Personne n’a donc vu le déroulement ni la raison de la mort subite. Il y a eu un objet originellement rond, mais allongé, du sable gris dedans, un corps sans vie. La rumeur ne tarda pas à alimenter de potins la vie quotidienne. Dr Haar Bloas était-il là par hasard ou par curiosité, était-il là réellement, mais le commissaire l’a convoqué sans suite. Le littoral avoisinant fut fermé pour cause d’enquête d’instruction, sauf les coopérants étrangers et un mystérieux personnage y avaient accès. On parla pourtant de cérémonies festives la nuit.   

Une étrange tête de palmipède avec le bec enlacé et un cadenas au bout représentait le mobile du crime si c’en était un, d’après l’école nantaise. Une présence de DANGER d’après la montre africaine. Une énigme d’après l’instruction locale. C’est la bataille scientifique.

La thèse de la mort subite

Le ministère public se résolut donc à consulter sur deux axes de savoir opposés, sans objectif précis puisqu’il fallait enquêter pour faire taire. Venus de la coopération de Hogbounou, Dr Hazoumé et professeur Zinzindohoue sont en grand désaccord. Pour le professeur, l’initiative de l’école de Nantes profanait cette science inconnue des laboratoires de médecine légale tandis que Dr Hazoumé jugeait l’affaire d’importance stratégique pour l’avenir de sa fille.

Le rapport Zinzindohoue-Hazoumé conclut simplement : DANGER. Le mystère resta entier d’après le rapport du juge instructeur : mort par DANGER. Au pays déjà divisé s’y ajouta la peur lourde. On y apprit que le parrain du président était lui-même un ancien président avec le même problème de fratrie. Celui-ci pris la fuite vers le golfe de la Guinée par les bons offices de l’impresario Rouès-Boisseau. Vingt-cinq ans plus tard l’histoire révéla la célèbre thèse du manuscrit perdu de pèpè l’ibothérapeute. C’est Décès par DANGER.

Je rassure, ce n’est pas un de l’inédit République Barbancourt bar-Barie, c’est un à venir.

Merci d’y croire !


cet article est publié par l’hebdomadaire Haïti-Observateur, édition du 31 juillet 2019, Vol. XXXXIX no. 30, et se trouve en P.8 à : http://s-dd.ca/wp-content/uploads/2019/07/H-O-31-juillet-2019.pdf