Note à Nahomme Dorvil, le 17 juin 2019, par J-P Bailly

Note à Nahomme Dorvil, le 17 juin 2019

Nous avisons le sieur Nahomme Dorvil et le prions de prendre acte : la peur ne gère pas en politique, elle est de mauvais conseil. Il faut quitter les lieux, c’est un bon conseil.

L’Autorité Nationale Haïtienne de Transition propose un couloir temporel d’évacuation garantie par la bonne foi du bon peuple souverain, à l’occupant illégal du Palais du peuple souverain. Monsieur Nahomme Dorvil, c’est une occasion politique de se racheter. Le lendemain a besoin de s’éclore, l’œuf va libérer le cocon. Nous vous prions de faciliter la transition logique légitime et souveraine. Ne desservez pas les intérêts de l’exogène par de mauvais conseils, aux frais de la République. Demandez conseil au juge, Me Kesner Michel Thermesis. Il est de bon conseil, il vous dira que c’est un impératif sur la foi de son apprentissage. C’est un enfant de 1804 d’une grande indépendance d’esprit.

Monsieur Nahomme Dorvil, nous sommes à l’ère de l’intelligence artificielle qui gère la révolution numérique et qui invite le cerveau humain à dépasser ses frontières traditionnelles supposées par des décisions humaines du passé. Ne réduisez pas la vôtre en allant contre la volonté souveraine d’un peuple qui a rompu les baux, c’est la notion du contrat. Vous le savez. C’est une honte nationale que de se faire garantir par l’exogène défendant ses intérêts, par la cupidité péricardique locale affolée. Nous, de la République, faisons appel à votre sentiment de l’honneur, rappelez-vous de vos propos du 10-12-2012, en entrevue pour la CCI d’Haïti : https://www.youtube.com/watch?v=u8BGJW5fr3M). On ne sauve pas un bateau naufragé avec le verbe au passé. La dérive est envoyée aux carêmes ou reléguée au musée. Le nord dont vous parliez en entrevue ne vivra pas à ce rythme de décompression du servomoteur.

Il n’y a plus de dispositif de réaction au bateau naufragé, tout est bâclé. Ce que la mairesse de l’Arcahaïe a  défini, et a souligné à sa façon, le 18 mai dernier. C’est du passé, ne vous aliénez pas la République.

Je profite de l’occasion pour vous rappeler les deux axiomes suivants : Considérant la manifestation citoyenne nationale du dimanche 9 juin 2019, où le Peuple haïtien a dit ‘NON’ à l’inacceptable, et la foule en liesse en sortant en masse afin d’exprimer son rejet, a d’un revers de main rejeté Jovenel Moise en tant que Président de la République. Considérant que cela représente un plébiscite clair qui définit les voies à suivre, soit une autorité nationale haïtienne de transition afin de garantir la continuité de l’État.

Ils nous mènent donc vers le troisième que suit : considérant que Jean-Jacques Dessalines, notre grand libérateur, a pris l’initiative pour sortir du fort sans demander la permission à l’ennemi de la nation naissante. Je réitère en conclusion, et à votre édification : considérant qu’il est de notre devoir en tant que citoyen organisé de prendre les choses en main et de faire connaître notre position sur la crise sociétale que traverse le pays, de contribuer à la création ou à la restauration d’un climat de stabilité qui doivent conduire à une refondation de L’ÉTAT NATION, et à un développement durable du pays.

Nous, nous agissons de fait et de droit du peuple souverain : quittez le fort !

  • Fait à Port-au-Prince, le 17 juin 2019
  • Pour information : Jean-Pierre Bailly pour l’Autorité Nationale Haïtienne de Transition jpbailly@gmail.com

cette note de presse indépendant est publié par l’hebdomadaire Haïti-Observateur, édition du 19 juin 2019 No. 25 et se trouve en P.13 à : http://s-dd.ca/wp-content/uploads/2019/06/H-O-19-juin-2019.pdf